Un nouveau sourire

Jour-J jusqu’à J+3

Classé dans : Non classé — 13 janvier 2018 @ 18 h 06 min

Hello tout le monde!

Me voilà opérée et sortie de la clinique depuis hier soir, je vais donc faire un petit article pour vous raconter toutes ces péripéties.

Arrivée le mercredi 10 vers 10h, j’avais la trouille comme jamais. J’ai vu que le trafic n’avançait pas et j’ai cru que j’avais oublié des affaires. Finalement non, nous sommes arrivés à l’heure prévue, et j’avais bien toutes mes affaires avec moi. J’ai été reçue par une personne chargée des entrées, elle m’a remis une enveloppe avec un bracelet d’hôpital et nous a dit d’aller à l’étage pour avoir une chambre.

A l’étage, les couloirs étaient silencieux, et les infirmières commençaient à peine leur garde du matin. Une de ces jeunes femmes nous a dit que la chambre n’était pas encore prête et que j’allais donc devoir attendre dans une « chambre d’accueil » avec d’autres patient(e)s. C’était au bout de ce long couloir, et en entrant j’ai vu une dame déjà en tenue et une autre qui sortait de la salle de bain. Elles étaient toutes les deux très agréables, et elles se sont même mis à discuter avec moi. Je suis partie me changer et lorsque je me suis trouvée seule dans cette salle de bain, j’ai vraiment eu la trouille. J’arrêtais pas de masquer ma peur par des rires nerveux ou des blagues; mais j’avais vraiment envie de rentrer chez moi.

En attendant le moment fatidique...

En attendant le moment fatidique…

En tenue de combat !

En tenue de combat !

Après m’avoir dit que mon opération serait à 13h, j’ai du attendre et une des dames est partie se faire opérer. J’ai regardé mon portable, j’ai rangé un peu mes affaires; puis à 12h on est venu me chercher. J’ai à peine fait un bisou à Loïc puis je suis sortie. J’ai tenté de lui envoyer ce regard, celui qui dit « retiens moi j’ai peur », mais ça n’a pas marché, il m’a laissé y aller et j’ai suivi le brancardier sans broncher. Dans l’ascenseur il m’annonce que mon opération est importante mais que je ne vais pas avoir mal et surtout, que le docteur Solyom gère « super bien »! On s’est rendus au sous sol et là j’ai changé de lit; une dame (Isabelle) et un jeune infirmier (Clément?) m’ont dit qu’ils se chargeraient de m’installer pour le bloc opératoire.

C’était donc ça. J’étais en route pour le bloc opératoire une heure avant l’intervention. En entrant dans cette salle, j’avais envie de me tirer de là, j’arrêtais pas de me demander pourquoi j’avais fait ce choix, était-ce si raisonnable que ça? Alors que mes deux acolytes s’affairaient autour de moi, je me suis mise à pleurer. L’infirmier me posait des questions pour me distraire mais rien n’y faisait. Un anesthésiste est arrivé, il m’a fait la perfusion du premier coup alors qu’Isabelle essuyait mes dernières larmes. Dernière image: moi avec l’infirmier qui maintient un masque à oxygène sur mon visage, le produit qui picote mon bras et Isabelle qui me dit que tout va bien se passer…

… mercredi vers 19h30, salle de réveil, j’émerge à peine dans un brouillard total. Je sens comme une paille dans ma gorge et dans mon nez, je m’étouffe. Les yeux à moitié fermés, on me retire le tube de la gorge. La sonde du nez me gène, je la sens quand j’essaye d’avaler; je sens aussi que mon visage est gonflé, tuméfié, et j’étouffe toujours autant. Je commence à avoir envie de vomir, je me redresse et les infirmiers de garde se chargent de me retirer cette fichue sonde (ENFIN!). Je finis par vomir alors que j’ai la bouche fermée, c’était le calvaire que je souhaitais éviter ! On me passer un produit dans la perf et la nausée s’arrête. Je me rendors, je suis toute ankylosée et ma tête me fait mal, elle est trop lourde. Je me rends compte que les autres repartent dans leurs chambres mais pas moi. Finalement, on me remonte vers 20h30 ou 21h, bref assez tard. Je suis totalement shoutée, je vois Loïc et je me dis qu’enfin c’est fini.

Radio de mon nouveau profil.

Radio de mon nouveau profil.

Loïc a eu des soucis. Durant la journée, on nous avait dit de laisser mes affaires dans un des placards de la chambre d’accueil, le temps qu’une chambre se libère pour moi. Sauf que les infirmières ont oublié de lui donner un cadenas et que lorsque ça a été fait, la clé du cadenas était au bloc… avec moi! Du coup, Loïc n’avait plus de batterie, son chargeur était avec mes affaires, il s’est fait chier comme pas possible et impossible de donner de mes nouvelles avant 21h ! Vers 21h30 on lui apporte le lit accompagnant et je sens qu’il est près de moi. C’était le plus important pour moi, ne pas être seule. Le chirurgien passe me voir le soir même et me dit que tout s’est très bien passé, qu’il a fait une grosse avancée de mes mâchoires et que ça va être niquel.

Mon arrivée dans la chambre.

Mon arrivée dans la chambre.

J+1, la première nuit s’est bien passée. J’ai été réveillée plusieurs fois pour ma tension et mes résultats ont l’air bons. Dans la mâtinée on me retire les drains accrochés à ma bouche, et je peux enfin me laver tranquillement. J’ai peur de me doucher et de tomber alors j’opte pour la toilette au gant, plus prudent. La kiné passe me masser le visage et drainer mon oedème, elle semble confiante. On me donne mes premiers cachets et premiers repas. Je mange à la seringue, j’ai le choix entre des compotes, de la Danette, des yaourts, bref du liquide. J’ai déjà beaucoup de mal à boire de l’eau. Du coup je ne mange rien. Vers 15h une infirmière m’explique comment me laver les dents et là c’est la joie: je peux enfin me libérer du sang qui stagne dans ma bouche et je me sens mieux. J’ai toujours le nez bouché par les croûtes de sang séchés (beurk) alors je respire par la bouche. Mes dents sont bloquées par deux élastiques mais je peux ouvrir un peu la bouche. Je pars à la radio pendant que Loïc est parti manger à la cafétéria. Je me sens pas trop mal, j’arrive même à marcher.

Vers 16h30 mon frère puis ma mère me rendent visite, je suis très fatiguée alors je ne bavarde pas trop. De toute manière il faut être habile pour comprendre ce que je dis. Puis c’est au tour de Pauline, puis ma soeur et mon père d’arriver. Je viens juste de gouter à un médicament que je déteste: le dalamine. Je l’avais pris lors de mon opération des dents de sagesse et il me fait vomir instantanément. Du coup mauvais moment à passer. Je finis par réussir à manger ma première compote et à boire de l’eau. Les visites cessent et je me rendors assez tôt. Le chirurgien passe me donner les radios et me dit qu’il viendra signer ma sortie le lendemain.

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Malheureusement je souffre de maux de tête. La nuit de Jeudi à Vendredi est horrible, je me lève toutes les heures tant j’ai mal au crane et les infirmières me donnent tout ce qu’elles peuvent. Je me lève tôt du coup le vendredi, mais je me dis que je vais enfin partir donc je suis motivée. A J+2, on me retire enfin le pansement compressif; et je peux me doucher. Je prépare mes affaires pour partir en début d’après-midi. Mais le docteur Solyom opère, et je me retrouve à l’attendre jusqu’à 19h30 ! Je suis crevée, je fais que baver, j’ai froid, j’ai faim et je n’en peux pas. On aurait pu partir beaucoup plus tôt si on l’avait vu dans la mâtinée… Au final, on va dans son bureau au 4e étage, et il me prend en consultation. Comme ma langue était mal placée, il me « punie » en me rajoutant 4 élastiques pour bloquer ma bouche et pour que je puisse avaler ma salive comme il faut. Il signe mon arrêt de travail et me donne ses recommandations. A savoir, marcher beaucoup pour dégonfler, bien avaler ma salive et ne pas hésiter à l’appeler si souci. Il rajoute que je suis dans la période la plus difficile car je suis très gonflée, je ne peux pas manger comme je voudrais et j’ai du mal à respirer. Mais il me garantie que ça va aller en s’améliorant. Il a réalisé une avancée de plus d’un cm en avant, ce qui est beaucoup et devrait me permettre de mieux vivre. On est rentrés après ça. Quitter la clinique m’a fait un bien fou. J’ai senti l’air sur le visage, et même fatiguée je me suis sentie revivre. En rentrant j’ai bu un jus de fruit et je suis allée dormir.

A J+3, aujourd’hui quoi, je suis un peu moins enjouée. Je n’ai pas trop mal dormi mais je n’arrête pas de baver. Je me suis levée tôt et j’ai pris ma douche seule. J’ai fait un peu de paperasse puis nous sommes allés à la pharmacie avec Loïc. En rentrant, j’ai commencé mon traitement par le Dalamine; et effet immédiat, j’ai vomi mes tripes, bouche fermée… ma passion. Après ça j’ai pris un cachet codéiné qui m’a fatiguée alors j’ai commencé à m’endormir. Puis j’ai pleuré, le moral en baisse, mes joues énormes et ma tête en forme de poire… Loïc m’a remotivé et j’ai fini par prendre tous mes cachets et j’ai mangé une compote, un petit Yop et de l’eau sans en mettre partout. Vers 15h j’ai fait une sieste réparatrice, et Loïc est parti faire des courses. Je n’arrête pas de baver, c’est très chiant, Loïc m’appelle sa « petite bavette » du coup. J’ai rangé un peu ma lessive et je me suis mise à écrire. Il fallait que je fasse un truc pour me changer les idées.

Moi et ma tête de poire

Moi et ma tête de poire

Il aurait fallu que j’aille marcher dès aujourd’hui mais je suis fatiguée, Loïc ne m’a pas forcé, il a bien vu que c’était compliqué pour moi. Demain peut-être. En tout cas, merci pour tous les petits messages de soutien, et surtout merci à Loïc qui m’accompagne et me tient la main pour que j’avance, j’ai vraiment de la chance.

Dans 10 jours je revois la kiné ainsi que le chirurgien. Si je n’ai pas dégonflée lundi, je retournerai me faire masser le visage pour drainer l’oedème.

2 commentaires »

  1. Maman dit :

    On suit tes péripéties. Dans quelques jours ce seront des mauvais souvenirs et une jolie nouvelle tête. Bisous ma chérie maman qui t’aime fort.

  2. RISSELARD DANIELLE dit :

    Ca va aller de mieux en mieux, ne t’en fais pas. Bisous.

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